Nous soutenons l'occupation de l'église St-Laurent par le Collectif-R afin d'y constituer un refuge contre les renvois de requérant-e-s d'asile débouté.e.s. Stop aux renvois Dublin! Soutenez le refuge et signez le manifeste:

mardi 17 avril 2018

Les enfants ont droit à une protection spécifique ! Manifestation pour la protection des réfugié·e·s mineur·e·s mardi 24 avril 17h30


Inquiet·e·s de la dégradation de leurs conditions de travail et de la situation de grande détresse des jeunes mineur·e·s non accompagné·e·s hébergé·e·s dans les centres EVAM, des éducateurs et éducatrices tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme : un enfant, quel que soit son statut légal, a besoin de protection et de conditions de vie spécifiques à son âge.
De nombreux jeunes, arrivé·e·s en Suisse pour demander l’asile après un parcours souvent traumatisant, sont hébergé·e·s dans des structures inadaptées : le taux d’encadrement est toujours plus faible (il arrive qu’un·e seul·e adulte doive accompagner 35 jeunes !) et il est difficile pour les éducateurs et éducatrices de mettre en place des projets éducatifs adaptés. Les employé·e·s de l’EVAM sont soumis à des pressions constantes et se sentent dévalorisé·e·s dans leur travail, pourtant indispensable.
La logique de protection des enfants, quel que soit leur statut légal, doit primer sur la logique économique. Une simple question de bon sens… que les autorités vaudoises n’ont pourtant pas.
Le collectif Droit de rester soutient pleinement les revendications des éducateurs et éducatrices de l’EVAM. Depuis trop longtemps, nous dénonçons les logiques de répression qui règnent à l’EVAM, au détriment du bien-être des personnes qui devraient y trouver un accompagnement et un accueil. 

Manifestons mardi 24 avril dès 17h30 à la Place du Château, Lausanne, pour soutenir les mineur·e·s demandant l’asile et les éducateurs et éducatrices qui les accompagnent.

dimanche 15 avril 2018

Pétiton pour Dzmitry Toustsik, Alena Tolstik et leurs deux filles Daria et Uliana


Monsieur Dzmitry Toustsik et Madame Alena Tolstik et leur fille Daria (9 ans) sont arrivés en Suisse en janvier et en avril 2012. Leur fille Uliana (5 ans) est née en Suisse. Ils sont originaires de Biélorussie. Ils ont fui leur pays en raison de leurs activités de militants politiques contre le gouvernement biélorusse, dictature qui punit sévèrement les opposants.
Depuis 2012, ils sont recherchés activement par la police biélorusse et tout laisse craindre qu’ils seront arrêtés dès leur arrivée en Biélorussie. Des mandats d’arrêt ont été émis contre eux. En effet selon le droit pénal biélorusse, le fait de deposer une demande d’asile dans un autre pays peut constituer une infraction pénale et donc une condamnation pour une peine privative de liberté.
En juillet 2014 le SEM a rejeté leur demande d’asile. Depuis cette date, plusieurs demandes de réexamen ont été addressées au SEM et au TAF, mais les autorités suisses les ont toujours rejetées, malgré les risques d’arrestation en cas de renvoi en Bielorussie et les problemes médicaux de Mme Tolstik et ses filles.
L’état de santé de Mme Tolstik est très inquitant, elle a fait plusieurs hospitalisations en mileu psychiatrique et elle se trouve actuellement encore à l’hôpital. Elle souffre d’un trouble dissociatif, d’une dépression sévère et d’un stress post traumatique suite à un viol commis sur sa personne par les forces de l’orde biélorusse. Elle est enceinte d’une troisème enfant qui devrait naître vers la fin du mois de juin. Vu ses problème de santé, il s’agit d’une grossesse à risque.
Tout le réseau médical s’est mobilisé pour avertir les autorités des problèmes de santé de Mme et de ses filles. Mais les autorités restent sourdes et s’acharnent pour les renvoyer. M. Toustsik a été mis en prison administrative début 2017, puis toute la famille assignée à résidence. Le 29 juin 17, 15 policiers ont fait irruption à 5h du matin chez eux pour les renvoyer. S’ils ne l’ont pas été, c’est que la violence de cette arrestation a provoqué une grave décompensation du couple qui a dû être hosptitalisé.
Toute la famille parle très bien français. Les deux filles sont scolarisées, M. Toustsik est bénévole au sein de la Croix rouge et il a déjà un contrat de travail qu’il pourra honorer lorsqu’il aura une autorisation de séjour.
Nous, soussigné-e-s, demandons au Grand Conseil du canton de Vaud et au Conseil d’Etat de ne pas exécuter le renvoi de la famille Toustsik de et de leur donner un permis de séjour stable. 

ou téléchargez la version papier 

Sur la situation en Biélorussie
un série d'émissions de la rts
un dossier d'Amnesty
Des articles (en russe) sur le site de la famille

Droit de rester pour Mme Delgerbat et son fils Batat

Madame Mungunchimeg Delgerbat vit en Suisse depuis 7 ans. Son fils Bat, âgé de 11 ans, vit avec elle. Ils ne peuvent rentrer en Mongolie.
Madame Delgerbat occupait un poste dans l’administration militaire. Elle a dénoncé la corruption de son chef qui occupe aujourd’hui un poste important dans le gouvernement. Suite à des menaces, ils ont dû quitter le pays. Ils ont des raisons de craindre des représailles encore maintenant.
Madame Delgerbat parle couramment le français. N’ayant rapidement plus eu droit à des cours de français dansle cadre de l’EVAM, elle a appris cette langue toute seule. Si bien qu’elle a passé avec succès l’examen de langue
pour entrer à l’université. Elle a la volonté de terminer des études en Sciences de l’environnement pour mieux servir son pays d’accueil.
Tous les deux sont intégrés de manière remarquable et sont estimés par leur entourage.
Bath est scolarisé depui s 7 années dans une école communale de Montreux. Bat est un garçon fragile qui a vécu déjà beaucoup de séparations, avec son père et son pays d’origine. Son médecin considère qu’il faut absolument le préserver d’un nouveau déracinement. Il a passé plus de temps de sa vie en Suisse qu’en Mongolie et ne parle pas le mongole.Aujourd’hui cette mère et son fils sont menacés d’être renvoyés en Mongolie, un pays dangereux pour eux.

Merci de soutenir Mungunchimeg et son fils en suspendant leur renvoi et en leur donnant un permis de séjour stable.

Signez la pétition en ligne: http://droitderester.strikingly.com/

mercredi 28 mars 2018

« Écarte les jambes »


20 mars 2018    « Ils sont venus à 5 ou 6 policiers, que des hommes, entre 6h et 6h30 du matin. Ils toquent juste un petit peu et ils entrent, je n’ai même pas eu le temps de me réveiller. Je dormais en tee-shirt avec une culotte et ils m’ont dit de me lever. La pièce est assez petite et j’étais là, au milieu de ces hommes qui m’ont ordonné de m’habiller et de prendre au maximum 27 kg. Ils ne m’ont pas autorisée à me mettre à l’écart et j’ai dû m’habiller dans la salle de bain avec la porte ouverte. Ensuite ils m’ont emmenée au poste. Ils m’ont dit que j’allais être conduite à Genève où je prendrai l’avion pour retourner dans mon pays. Ils m’ont enfermée dans une cellule toute petite. Il faisait froid et ils m’avaient obligée d’enlever mon manteau. Je grelottais. J’étais seule et très angoissée. Vers les 10h30 ils sont venus et m’ont donnée à d’autres policiers qui devaient me conduire à Lausanne. Ils m’ont menottée et m’ont fait monter dans un fourgon de transfert de prisonniers. Ce sont de minuscules cabines où on s’assoit les coudes serrés contre soi, comme dans une boîte de sardines. Il y a une caméra juste au-dessus pour nous surveiller tout le temps et regarder ce qu’on fait. On ne peut rien faire dans cette boîte, même pas se lever, juste se sentir épiée. Tout y est métallique même le siège et j’avais toujours très froid. A Lausanne, j’ai été soumise à la fouille. On m’a enfermée dans une pièce et une femme policière m’a dit de me déshabiller. Je ne voulais pas enlever ma culotte parce que j’avais mes règles et que je me trouvais honteuse. Je ne voulais pas qu’elle voie. Mais elle m’a dit que ce n’est pas grave et m’a quand même ordonné d’enlever la culotte. Je me sentais humiliée. J’ai dû ôter la serviette devant elle et la lui tendre. Elle l’a mise dans un gant pour la palper. Je ne sais pas ce qu’elle cherchait. Je ne suis pas une évadée ni une criminelle. Qu’est-ce que j’aurais caché ? Ensuite, elle m’a dit « Ecarte les jambes ». Je vous assure, je suis passée par la Hongrie où la police est brutale et les migrants sont maltraités, et j’ai été emprisonnée là-bas, mais jamais on ne m’avait demandé d’enlever ma culotte. Elle a regardé en se penchant. Je ne sais pas ce qu’elle voulait voir. C’était sans doute un des pires moments de ma vie. J’ai été très choquée. Je me sentais dévastée, rabaissée et contrôlée comme un objet, sans dignité. Ensuite ils m’ont enfermée dans une cellule sans fenêtre, avec seulement un judas sur la porte. Il y avait un lit, un matelas, une couverture et une cuvette de WC. J’ai été très angoissée dans cet endroit. J’ai tapé sur la porte et j’ai appelé. J’ai entendu un autre détenu me dire d’appuyer sur le bouton. Je n’avais même pas vu le bouton. Quand ils sont venus, j’ai dit que j’avais besoin de parler à quelqu’un, que je ne supportais pas d’être enfermée là et laissée seule. Ils m’ont demandé « pourquoi tu pleures ? », comme si je devais trouver ça normal. Finalement, une dame qui me connaissait et qui a su que j’avais été arrêtée est venue. Je ne sais pas ce qu’elle a discuté, mais vers midi j’ai été libérée. J’ai dû être conduite vers ma psychiatre parce que je suis sortie en état de choc et déstabilisée. Je tremblais et je me sentais mal. »

Pour citer ou reproduire l’article :
« Ecarte les jambes », mars 2018, http://droit-de-rester.blogspot.ch/

samedi 17 mars 2018

MANIFESTATION merc.21 mars 17h30: stop aux renvois vers le sri lanka!


Vol spécial vers le Sri Lanka pour expulser des opposants au régime: Manifestons mercredi 21 mars, place Chauderon, 17 h 30!
இலங்கைக்கு அகதிகளை திருப்பி அனுப்பாதே! : ஆர்ப்பாட்டப் பேரணி



Mardi 13 mars, la Suisse a renvoyé de force une diazine de sri lankaisTamouls par vol spécial, alors que le pays est actuellement sous l’état d’urgence. Dans ce vol se trouvaient deux de nos amis. Toutes les personnes renvoyées ont été auditionnées par la police sri lankaise à leur arrivée, et l’une arrêtée quelques heures.
Nous craignons pour leur vie. Les arrestations et tortures des opposants sont fréquentes au Sri Lanka. Mais le Secrétariat d’État aux migrations n’en a rien à faire. Et le canton de Vaud exécute les ordres.
Qu’en est-il de nos amis maintenant? Comment se sont passés ces renvois forcés et leur arrivée dans ce Sri Lanka troublé? Nous craignons le pire et nous faisons tout ce qui est possible pour avoir de leurs nouvelles.
Nous accusons le SEM, mais aussi le Conseiller d’État Leuba et le SPOP de non-assistance à personne en danger. Expulser ces jeunes vers le Sri Lanka et ses dangers est aussi criminel que les agissements du gouvernement sri lankais.
Nous demandons l’arrêt immédiat des renvois vers le Sri Lanka, la régularisation des Tamouls qui ont demandé l’asile en Suisse. 
Stop aux renvois! Manifestation mercredi 21 mars, 17 h 30, Place Chauderon à Lausanne. 


La manifestation est autorisée